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Anne-Sophie Cabusat-Galeron
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La psychanalyse

C’est d’abord une méthode d’exploration du psychisme humain passant par la parole du sujet qui suit une analyse.
L’analyse des actes du quotidien et particulièrement à travers les actes manqués, les oublis, les négligences : ces actes traduisent un conflit psychique qui met en jeu une tendance consciente et une autre, pré-consciente ou inconsciente, qui vient troubler le déroulement normal de la première. L’observation de ces tendances contradictoires permet d’émettre l’hypothèse d’un conflit psychique refoulé.

En clair, la psychanalyse est l’étude, par la parole, des processus psychiques inconscients. C’est une manière de vouloir comprendre le « pourquoi? » nous pensons ou agissons ainsi, qu’est ce que cela vient faire dans notre histoire, mieux se connaître, pour aussi mieux s’accepter.

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On distingue en général deux grandes catégories de psychothérapies issues des concepts théoriques psychanalytiques:

  • la cure type psychanalytique

c’est la représentation la plus connue, car véhiculée à travers des films au cinéma notamment.
On y voit le patient allongé, parlant librement de ce qui lui passe par la tête, et le thérapeute assis derrière le divan, ne parlant que très rarement.
Une relation naît de ces consultations régulières, jusqu’à 4 par semaine, entre le patient et le psychanalyste, que l’on appelle le transfert. Il est postulé que dans ce transfert, des éléments du mode relationnel infantile seraient à l’oeuvre.

  • la psychothérapie d’inspiration analytique

Basée sur les concepts théoriques de la psychanalyse (existence de l’inconscient, la valeur thérapeutique de la parole…), les psychothérapies d’inspiration psychanalytiques varient beaucoup en pratique de la cure type.
Déjà, le patient n’est pas allongé: thérapeute et patient sont en face à face, installés dans deux fauteuils, et conversent librement.
Il y a une notion d’échange de discours beaucoup plus présente. Le thérapeute tente de guider le patient dans son élaboration psychique, il l’aide à faire des liens, lui dit ce qu’il pense de ce qu’il entend… Il y a une véritable dynamique conversationnelle.

 
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La thérapie comportementale et cognitive

La thérapie cognitivo-comportementale est une thérapie brève qui vise à remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés par des pensées et des réactions en adéquation avec la réalité.

Les thérapies comportementales et cognitives ne visent pas à modifier en profondeur l’ensemble d’une personnalité, à travers une cure longue et contraignante. Elles ont pour but de modifier un comportement qui porte atteinte au confort de vie de la personne.

On considère que ces comportements que l’on souhaite « éliminer » ont été appris, (on peut tout aussi bien parler de conditionnement, au sens pavlovien) de façon défectueuse, à partir d’une situation donnée. Cette situation jouera ensuite un rôle de signal déclenchant, durant toute la vie, si l’on ne fait rien…

On part ici du principe que ce qui a été appris peut-être défait, ce qui permettra de substituer un nouvel apprentissage au précédent, mieux adapté. Ceci avec l’aide du thérapeute qui sert de modèle et de guide tout à la fois.

D’où des exercices concrets, qui consisteront à affronter la situation en cause progressivement pour se désensibiliser en quelque sorte. Ceci se fera en compagnie du thérapeute, le travail se poursuivant ensuite dans des exercices quotidiens solitaires.
Mais on associe toujours à ces expériences correctrices une action sur la cognition c’est-à-dire sur les processus de pensée. Car un comportement est toujours déterminé par un schéma de pensée, toujours immuable. On pense par exemple, « si je lui parle, il va mal me juger » et le comportement de blocage suit..
On va donc chercher à faire prendre conscience au sujet de ces dialogues intérieurs rigides qui précèdent le comportement contre lequel on veut lutter. Cela permet ensuite de les modifier.

Les séances associent des exercices pratiques de déconditionnement en présence du thérapeute. Le sujet doit affronter la situation qu’il craint, progressivement. Le thérapeute l’accompagne et lui sert de modèle en ce qui concerne le comportement qu’il faudrait avoir. Le processus d’imitation entre en jeu.
On utilise aussi le jeu de rôles, et souvent la relaxation musculaire.

Entre les séances, le sujet doit se livrer à des exercices à titre personnel, en se donnant des objectifs, par exemple parler en réunion, demander son chemin dans la rue… en évaluant ses progrès.

La partie cognitive du traitement comporte une analyse des schémas de pensée responsables du comportement déviant. On propose des représentations mentales d’un autre modèle, mieux adapté. On fera anticiper la réaction négative au sujet en lui apprenant à dire stop dès qu’elle apparaît.. On opposera le raisonnement logique à des processus irrationnels.

 

les thérapies familiales et systémiques

La systémique est une thérapie brève, par opposition aux thérapies de type psychanalytique et psychothérapie de longue durée.

Elle consiste dans une approche globale du problème vécu par le patient, considérant que le symptôme que celui-ci présente est le résultat d’un dysfonctionnement de l’ensemble de l’environnement dont il fait partie intégrante.

Selon les systémiciens, il n’y aurait pas de fou, mais seulement des relations folles. Autrement dit, tout comportement est adopté en interaction avec autrui, enchevêtré dans un réseau relationnel.

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Par exemple, considérant un alcoolique, cette approche thérapeutique va traiter l’ensemble du système relationnel de la personne, de sorte qu’elle n’ait plus l’éventuel rôle de bouc émissaire dans lequel elle a pu être placée. Le comportement d’alcoolisme peut donc avoir été adopté pour se conformer aux attentes communiquées. Dans ce cas, le thérapeute ne va pas rechercher à retracer la genèse du problème, mais plutôt chercher comment agir sur cet état relationnel pour que la « part sociale » de ce qui entraîne ce comportement cesse le plus rapidement possible (sans remettre en cause la dépendance physique).

C’est une forme de thérapie très intéressante pour la prise en charge des familles ou des couples rencontrant des difficultés, faisant appel au concept de « constellations »: je ne suis pas le seul dans mon système familial, je suis un en relation avec d’autres et nous composons un ensemble, un système (tout comme les constellations d’étoiles).

 

et beaucoup d'autres techniques thérapeutiques...

Il existe un gigantesque éventail d' »outils » thérapeutiques, et tant mieux!
En effet, il faut que la thérapie s’adapte au patient, et non l’inverse…

Pour se faire, chaque thérapeute se forme, selon son désir et ce qui lui fait sens, à différents outils thérapeutiques, différentes approches, différentes pensées…
Cela donne une grande palette de couleurs disponibles, et chacun y va de sa spécialité.

Un exemple: l’EMDR.

La thérapie Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) ou Mouvement des yeux, désensibilisation et retraitement de l’information est une approche thérapeutique qui repose sur le postulat suivant : des blessures psychologiques importantes laissent une trace dans le cerveau. En réalisant toute une série de mouvements oculaires, il est possible d’avoir un impact sur le cerveau et d’estomper ces blessures, qui sont liées à un traumatisme. Cette approche est indiquée pour soigner, entre autres, le stress post-traumatique.

Pour chaque thérapie brève, la durée du traitement va dépendre du trouble. La moyenne est de 10 à 15 séances, étalées sur quelques semaines à un an parfois.

D’autres techniques existent également, telles que l’analyse transactionnelle, la psychogénéalogie, la relaxation, la pleine conscience, la cohérence cardiaque, les groupes de parole, le debriefing, le psychodrame, le génosociogramme, l’hypnose ericksonienne, ….

Ce qui est important ici, au delà de la méthode et des « outils » utilisés préférentiellement par tel ou tel thérapeute, c’est la relation humaine.
Le rapport à votre thérapeute est ici essentiel et constitue une des clef de votre travail sur vous-même (voir rubrique « comment choisir son psy?« )

 
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Les sectes sont une menace toujours plus présente en France. Or elles deviennent de plus en plus difficiles à combattre : elles adoptent de nouvelles formes, et envahissent d’autres domaines éloignés de la spiritualité. C’est le cas pour certaines pseudo-thérapies et autres stages de développement personnel ou de formation professionnelle « bidon ».

La mission inter-ministerielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) vient de rendre son nouveau rapport  sur les mouvements sectaires en France. Et le constat est toujours inquiétant. Car le document constate que les mouvements sectaires ont su évoluer aujourd’hui pour apparaître « respectables ».

Les « nouvelles » sectes ne s’organisent plus forcément autour d’un gourou et d’une spiritualité nouvelle. Loin de ces images d’Epinal, elles recrutent de plus en plus leurs adeptes par l’intermédiaire de stages de formation professionnelle, d’ateliers de développement personnel et autres thérapies.

La Miviludes met ainsi en cause les dérives de stages d’autoguérison et de biomagnétiseurs, mais aussi des propositions de formation de réorientation professionnelle. Selon la mission interministérielle, le champ est large : ces mouvements « proposent une réponse aux souffrances physiques et morales induites par les difficultés ou vulnérabilités, à la fois d’ordre professionnel (recherche d’un emploi, usure au poste de travail, quête de changement, d’évolution, de reconnaissance ou de reconversion) ou d’ordre privé (couple, famille, sens et valeurs de la vie). Enfin, ces offres se caractérisent par la promesse de « renaissance » faite aux individus pour une société en « renouveau » : nouvelle médecine, nouvelle éducation, nouvelles spiritualités, nouveau lien social et même ordre nouveau ».

La santé menacée

Le rapport dénonce notamment les formations de santé « alternative » proposées aux particuliers aussi bien qu’aux professionnels. On trouve par exemple des méthodes aussi obscures que « l’analyse et la réinformation cellulaire » ou des formations « pour accompagner autrement la naissance ». Ces dernières proposent des stages pour devenir « Doula », une approche contre la médicalisation de la grossesse. « Leur fonction peut les conduire à empiéter sur les compétences de professions de santé, en particulier sur celles des sages-femmes, et les exposer à des poursuites pour exercice illégal de la médecine. Leurs interventions peuvent se révéler dangereuses pour la mère et l’enfant à divers égards » souligne la Miviludes.
Des procédés tels que L’EMF balancing Technique (formation en bien-être et développement personnel par une meilleure utilisation des énergies) sont aussi montrés du doigt. Car celles-ci proposent sous couvert de développement personnel des traitements médicaux alternatifs qui se substituent aux traitements classiques.

L’analyse transactionnelle accusée

Parmi les psychothérapies dénoncées, l’analyse transactionnelle (psychothérapie visant a résoudre les problèmes comportementaux, de l’alcoolisme à la sexualité) est vivement critiquée par la Miviludes, sur la base de témoignages et de dérives notamment outre-Atlantique. Car cette technique emploie des méthodes qui peuvent favoriser l’isolement, la manipulation des personnes qui se placent entre les mains d’un thérapeute. : « Quand ces techniques sont mal comprises, ou quand elles sont mises en application par des personnes mal formées, ou dénuées de prudence et de scrupules, le pire est à craindre […] ». Les dérives semblent courantes, comme ces cas de formations à la sexotherapie dans lesquelles les participants se retrouvaient obligés d’assister nus aux séances, et de passer à l’acte entre-eux !
Or cette méthode est utilisée aujourd’hui dans de nombreux « coachings », à la mode en france.

Reconnaître les dérives

Ces nouvelles forment de mouvements sectaires sont bien sûr plus difficiles à détecter, car plus intégrées dans la société, d’aspect plus « respectable ». Alors comment reconnaître une formation sérieuse de charlatans ou de mouvements plus dangereux ? La Miviludes propose plusieurs critères pour identifier un risque de dérive sectaire dans un stage ou une formation :

La déstabilisation mentale ;
Le caractère exorbitant des exigences financières ;
La rupture avec l’environnement d’origine ;
L’existence d’atteintes à l’intégrité physique ;
L’embrigadement des enfants ;
Le discours anti-social ;
Les troubles à l’ordre public ;
L’importance des démêlés judiciaires ;
Les tentatives d’infiltration des organisations.

Inutile de remplir toutes les conditions : il suffit que quelques-uns de ces critères soient avérés pour tirer la sonnette d’alarme.

Pour la Miviludes, le meilleur moyen de lutter contre ces organismes reste aujourd’hui l’information du public et un meilleur contrôle de ces organismes, thérapeutes et autres formations par l’Etat. Mais le premier rempart est de rester vigilant et de ne pas s’engager aveuglement dans une formation. Et si vous avez opté pour un stage ou un groupe, gardez toujours un oeil critique sur les méthodes employées, et n’hésitez pas à reprendre votre liberté si vous vous sentez mal à l’aise, ou contraint.

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